Pourquoi une modération a priori ?
Sur la plupart des réseaux sociaux, n'importe qui peut publier n'importe quoi. La modération intervient après coup, souvent trop tard : le contenu problématique a déja été vu, partagé, et a produit ses effets. Bulle fait le choix inverse. Chaque créateur est évalué avant de pouvoir publier, sur la base de son projet éditorial, de la qualité de son contenu existant et de sa conformité avec la Charte de Déontologie.
Ce modèle a un coût : il est plus lent, plus exigeant, et il implique de refuser des candidatures. Mais il permet de garantir aux utilisateurs de Bulle que chaque contenu qu'ils verront a été produit par un créateur dont le projet a été validé par le comité éditorial. C'est un engagement de confiance.
Le principe est simple : sur Bulle, le droit de publier se mérite par la qualité du projet éditorial, pas par le nombre de followers ou la capacité à payer.
Les critères de sélection
Le comité éditorial évalue chaque candidature Bulle Avenir selon plusieurs axes :
1. Un projet éditorial clair
Le candidat doit proposer une thématique identifiable et un contenu à valeur ajoutée : éducatif, culturel, informatif, créatif ou de divertissement. Le comité vérifie que le projet s'inscrit dans la durée et ne se limite pas a une publication ponctuelle.
2. La qualité du contenu existant
Le comité examine les publications existantes du candidat (Instagram, YouTube, etc.) pour évaluer la qualité de réalisation, la régularité et la cohérence du contenu avec le projet présenté.
3. Le respect de la Charte de Déontologie
Le contenu existant et le projet éditorial doivent être compatibles avec l'ensemble des règles de la Charte de Déontologie, y compris les restrictions sur les contenus sensibles et les thématiques suspendues.
4. L'absence de finalité commerciale déguisée
Le programme Bulle Avenir est destiné aux créateurs de contenu, pas aux commerçants. Les comptes dont l'objectif principal est la promotion ou la vente de produits et services ne sont pas éligibles (voir section détaillée ci-dessous).
Les motifs de refus
Les candidatures peuvent être refusées pour plusieurs raisons, toutes liées à la Charte de Déontologie et aux principes éditoriaux de Bulle :
Thématiques strictement interdites
- Prosélytisme et endoctrinement : tout contenu visant à convertir, recruter ou exercer une emprise spirituelle, religieuse ou idéologique
- Manipulation psychologique : techniques de culpabilisation, création de dépendance affective ou financière
- Propagande politique partisane : promotion de partis, soutien à des candidats, activisme partisan
Thématiques suspendues (en attente du comité d'experts)
- Religion et spiritualité : contenus de témoignage spirituel, pratique religieuse, promotion de courants spirituels (les contenus éducatifs, historiques ou culturels sur la religion restent autorisés)
- Médecines non conventionnelles : naturopathie, lithothérapie, magnétisme, reiki, chamanisme, médecine quantique et toute pratique dont l'efficacité n'est pas scientifiquement prouvée
- Sujets sociétaux fortement controversés : contenus d'opinion tranchée ou militante sur des sujets de bioéthique, fin de vie, questions identitaires
Ces suspensions ne sont pas des censures. Shabon est en cours de constitution d'un comité consultatif d'experts indépendants (scientifiques, médecins, juristes, spécialistes des médias) qui établira des lignes directrices claires. Les créateurs concernés seront informés dès que ces lignes seront disponibles et pourront resoumettre leur candidature.
Autres motifs de refus
- Contenu de faible qualité : productions brouillonnes, sans effort éditorial ni régularité
- Absence de projet éditorial : comptes sans thématique identifiable, publications disparates sans fil conducteur
- Contenus violents, haineux ou discriminatoires
- Désinformation : diffusion répétée de fausses informations, théories complotistes
- Promotion commerciale déguisée : comptes dont l'objectif réel est la vente (voir section suivante)
Le cas des comptes commerciaux
C'est l'un des motifs de refus les plus fréquents, et il mérite une explication détaillée. De nombreux candidats à Bulle Avenir sont des artisans, commerçants ou prestataires de services qui utilisent Instagram comme vitrine pour leurs produits. Leurs publications sont souvent de qualité, esthétiques et régulières. Pourtant, ces candidatures sont généralement refusées.
Pourquoi ?
La Charte de Déontologie est explicite : "Ne pas utiliser le statut Bulle Avenir à des fins de promotion commerciale déguisée. Toute activité promotionnelle doit passer exclusivement par le Service Annonces."
Un compte qui présente ses bijoux, ses vêtements, ses cosmétiques ou ses prestations fait de la promotion commerciale, même sans mentionner explicitement de prix ou de lien d'achat. L'intention et l'effet sont les mêmes : inciter le spectateur à acheter un produit ou un service. Accepter ces comptes en Bulle Avenir reviendrait à leur offrir un canal publicitaire gratuit, contournant le Service Annonces de Bulle.
La nuance : contenu éditorial vs. vitrine produit
Le critère de distinction est la valeur éditoriale du contenu. Un artisan bijoutier qui filme des tutoriels de fabrication, explique l'histoire des techniques, partage les coulisses de son atelier ou décrypte les matériaux propose un contenu éducatif et culturel. Ses bijoux sont visibles, mais le contenu a une valeur propre, indépendante de l'acte d'achat.
En revanche, un compte qui présente essentiellement ses produits finis sous différents angles, avec des descriptions orientées vente, est une vitrine commerciale. La qualité esthétique des images ne change pas la nature du contenu.
La règle : si un spectateur retire de la valeur (apprentissage, découverte, divertissement) même sans jamais acheter le produit, le contenu a une vocation éditoriale. Si le contenu n'a de sens que dans la perspective d'un achat, c'est de la promotion.
Pour les commerces souhaitant être présents sur Bulle
Les commerces, artisans et prestataires qui souhaitent promouvoir leurs produits ou services sur Bulle sont invités à utiliser le Service Annonces, conçu pour les contenus promotionnels. Ce service garantit une identification claire des contenus publicitaires, conformément au devoir n°8 de la Charte (distinction entre contenu authentique et publicité).